BREF HISTORIQUE

 

Les effets thérapeutiques d’un champ magnétique sont soupçonnés depuis le XIXe siècle. C’est en 1896 que fut décrite pour la première fois par Arsène d’Arsonval la stimulation du cortex cérébral. En 1914 Magnuson et Stevens parvinrent à faire apparaître des phosphènes chez un sujet dont la tête était entièrement entourée d’une bobine équipée d’un condensateur. Il faut attendre le début des années 80 pour que soit envisagée une première application thérapeutique. En 1985 Anthony Barker et ses collaborateurs à Sheffield au Royaume – Uni réalise la première évaluation de la TMS. Il démontre les potentiels d’action du cortex moteur à la moelle épinière. Cette expérience avait été réalisée quelques années auparavant par stimulation électrique transcrânienne. Cette technique très pénible fut abandonnée. La stimulation de différents points du cortex cérébral permit de dresser une carte des aires motrices. La stimulation magnétique transcrânienne est donc tout autant un outil thérapeutique qu’un outil d’investigation scientifique.

PRINCIPES DE LA TMS

 

La Stimulation Magnétique Transcrânienne est tout à la fois utilisée dans le diagnostic des maladies neurologiques comme outil d’investigation dans les neurosciences et comme outil thérapeutique dans certaines affections psychiatriques. Elle consiste à appliquer une impulsion magnétique sur le cortex cérébral à travers la boite crânienne. Le principe s’appuie sur la loi de Lenz – Faraday qui postule qu’un courant électrique peut être modifié en un champ magnétique modifiant ainsi l’activité neuronale. La TMS est dite répétitive lorsqu’une série d’impulsions durant un intervalle de temps est destinée à modifier le fonctionnement de la région visée.

 

Il est possible de contrôler :

 

  • L’intensité de la stimulation
  • La région cérébrale à stimuler
  • La fréquence des trains d’impulsion

 

Une fréquence à 1 HZ est supposée avoir un effet inhibiteur et une fréquence supérieure à 3 HZ est supposée être excitatrice

 

En pratique psychiatrique la rTMS est utilisée dans le traitement des dépressions, des troubles obsessionnels – compulsifs et dans le cadre des schizophrénies pour les hallucinations auditives.

 

 

l      Modification du potentiel trans-synaptique des neurones sous le faisceau: modification de l’excitabilité corticale

 

l      Dépolarisation neuronale: potentiel d’action  (PA) se propageant le long des axones (effet de seuil)

 

l      Stimulation des structures corticales sous jacentes (2cm)